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Index

1- Coussin gonflable

2- Rapide et dangereux

3- Système ABS

4- Conduite Éco Gouv. du Canada

5- Erreurs fréquentes

6- Amaxophobie

7- Trousse d'urgence

8- Conduite avec TDAH

9- Autisme et conduite

10- L' anxiété et autisme

11- Parkinson

12- Inspection printanière

13-surdité et conduite


Glossy black humanoid figure holding a large magnifying glass.

Sécurité avec coussins gonflables

 

Source: SAAQ
Coussins gonflables : une protection indispensable


Les coussins gonflables peuvent vous sauver la vie et réduisent les risques de blessures graves en cas de collision. Comme un coussin se déploie à une très grande vitesse, il faut respecter des consignes de sécurité de base.


Les coussins gonflables sont des dispositifs de sécurité éprouvés
Ils offrent une protection particulièrement efficace contre les chocs à la tête ou à la poitrine qui pourraient s'avérer très graves ou mortels.


En cas de collision, leur déploiement empêche le conducteur et le passager de se heurter la tête contre le volant, le tableau de bord, les vitres latérales ou le cadre de la porte.


Quelques statistiques
L'usage combiné des coussins gonflables et des ceintures de sécurité réduit de :

75 % les risques de blessures graves à la tête
66 % les risques de blessures graves à la poitrine
Consignes de sécurité pour les coussins frontaux
Position de conduite : maintenir plus de 25 cm entre le coussin et le milieu du sternum


Si votre position de conduite vous laisse moins de 25 centimètres entre le centre du volant et le milieu du sternum, il faut :

reculer votre siège le plus possible tout en étant capable d'atteindre facilement les pédales et de manier correctement le volant
incliner légèrement le dossier du siège vers l'arrière
incliner le volant vers le bas si cela est possible afin de diriger le coussin gonflable vers la poitrine plutôt que vers la tête et le cou


Comme le coussin se déploie à une très grande vitesse, il peut causer :

des brûlures superficielles
des coupures ou écorchures mineures
des contusions (bleus, ecchymoses)


Ce genre de blessures est moins grave qu'une fracture du crâne ou des lésions cérébrales ou thoraciques.


Jamais trop près des coussins gonflables : c'est la règle de base
Si les consignes de sécurité ne sont pas respectées, des blessures graves peuvent être causées par le déploiement des coussins gonflables.


Elles sont généralement attribuées au fait que la personne se trouvait trop près du coussin lorsqu'il a commencé à se déployer, et cela, sans égard à sa taille ou à son poids.


Coussins gonflables : attention aux enfants!
Ne placez jamais un bébé dans un siège de bébé sur le siège avant si le véhicule est muni d'un coussin gonflable du côté du passager, sauf si le coussin est désactivé et si le siège est installé selon les instructions de son fabricant.

Il est recommandé d'asseoir tout enfant de 12 ans et moins sur la banquette arrière du véhicule.


Coussins latéraux et rideaux gonflables
Si votre auto est équipée de coussins ou de rideaux gonflables latéraux, le siège d'auto pour enfants ne doit pas être installé dans leur zone de déploiement. Ce sera le cas si l'enfant s'appuie sur la portière pour dormir.

Les coussins gonflables latéraux peuvent être installés :

dans les portes (avant et arrière)
dans le dossier des sièges et le longeron supérieur du toit


Source::SAAQ.

Vitesse Extrême: Un Risque Mortel

 

 

 200 km/h et plus sur nos routes


Pour vous aider à comprendre le bon sens!

Depuis 2018, 208 automobilistes ont été interceptés au Québec à 200 km/h ou plus, selon les données du Ministère de la Justice. À ces vitesses, réagir à temps est presque « impossible » en cas d’imprévu.


Le TOP 5des plus pressés

Vitesse

Amende

Conducteur

Lieu / Date 

 1. 291 km/h 2 310 $ C B, 36 ans Mirabel, 5 août 2018


2.252 km/h 1 830 $ D D, 23 ans Saint-Jérôme, 25 juin 2022


3.252 km/h 1 830 $ T D, 22 ansMirabel, 17 juil. 2023


4.245 km/h 1 890 $ M B, 52 ans Saint-Marc-de-Figuery, 11 juil. 2021


5.242 km/h 1 710 $ K C, 25 ans Saint-Lazare, 8 nov. 2020

Source : Ministère de la Justice du Québec


Pourquoi c’est suicidaire?

« À cette vitesse-là, s’il y a quoi que ce soit sur la route, c’est impossible de l’éviter »
– Pierre Bellemare, ex-reconstitutionniste de la SQ

Distance pour s’immobiliser, chaussée sèche :

  • 50 km/h → 27 mètres
  • 100 km/h → 80 mètres
  • 150 km/h → 160 mètres
  • 200 km/h → 266 mètres
  • 250 km/h → 398 mètres
  • 291 km/h → 525 mètres


À 291 km/h, comme le record de M. Barsikhian, il faut plus d’un demi-kilomètre pour arrêter. « C’est peine perdue », tranche M. Bellemare.


Avec l’arrivée des véhicules électriques, plus performants et réactifs, ces cas risquent d’augmenter. M. Bellemare suggère de légiférer pour limiter leurs performances, comme les camions lourds bloqués à 105 km/h.


La bonne nouvelle : les grands excès de vitesse sont en baisse

En 2007, on comptait 40 000 infractions de grands excès de vitesse. En 2023 : 6 500.


Pourquoi? Depuis 2008, les amendes et points d’inaptitude ont doublé, avec suspension immédiate du permis.

« Ça a porté fruit, mais il y a encore des gens pour qui le message ne passe pas. Des données comme celles-là, c’est inacceptable »
– Maxime Brault, directeur recherche sécurité routière, SAAQ

Le défi : sensibiliser les jeunes

En 2023, les collisions mortelles chez les 15-24 ans ont augmenté de 31% vs la moyenne des 5 dernières années.

« Les jeunes ne regardent plus la télé, les publicités sur les accidents n’ont pas d’impact sur eux », déplore M. Bellemare.

La SAAQ mise donc sur des simulations de collision directement dans les écoles pour montrer concrètement les conséquences de la haute vitesse.


À retenir : Rouler à 200 km/h, ce n’est pas impressionnant. C’est irresponsable. La route n’est pas un circuit fermé. À ces vitesses, vous n’avez aucune marge d’erreur, et vous mettez la vie des autres en danger.


Source : TVA Nouvelles – Dimanche, 10 novembre 2024

Sécurité ABS

 

Le terme « ABS » signifie « Anti-lock Braking System », ou système de freinage antiblocage. Il s’agit d’un élément de sécurité clé dans la plupart des voitures et camions modernes. Les freins antiblocages fonctionnent avec le système de freinage normal d'une voiture en les pompant automatiquement en cas d'arrêt brusque. Voyons plus en détail quel est le rôle du système de frein ABS

.

Comment fonctionne le système de frein ABS ?

Lorsque vous freinez brusquement, il peut arriver que vos roues se bloquent, affectant votre contrôle sur le véhicule. Lors du blocage des roues, les roues de votre véhicule cessent de tourner, ce qui fait déraper votre voiture. Avant l’arrivée des freins ABS, les conducteurs devaient pomper les freins lorsqu'ils sentaient leur véhicule déraper.


Aujourd'hui, la technologie ABS automatise le processus de pompage des freins afin que vous puissiez vous concentrer sur la conduite du véhicule lors d'une situation d'urgence. En empêchant les roues de votre voiture de se bloquer, les freins antiblocages garantissent que vous êtes en mesure de diriger votre véhicule lors d'un freinage brusque.


Avec le système de freinage antiblocage, la vitesse des roues de votre voiture est surveillée et si un blocage des roues est détecté, un capteur envoie un message à un contrôleur qui active les freins jusqu'à 20 fois par seconde, empêchant ainsi un blocage des roues et vous permettant de maintenir contrôle de votre véhicule.

Dans bon nombre des nouvelles voitures et camions, les freins antiblocages fonctionnent conjointement avec d'autres systèmes de sécurité, dont le contrôle de la traction et de la stabilité, afin de vous procurer une expérience de conduite plus sécuritaire. 


Comment les freins ABS diffèrent des freins conventionnels 

Lorsque vous appuyez de manière brusque sur les freins conventionnels, les roues peuvent se bloquer. Mais, grâce à l'action de pompage automatique des freins antiblocage, vous pouvez garder le contrôle de votre véhicule et le diriger en toute sécurité lors d'un arrêt d’urgence. 


Quelles sont les limites du système de frein ABS ?

Bien que les freins ABS soient plus sécuritaires dans plusieurs situations, il ne faut pas qu’ils vous donnent un faux sentiment de sécurité. Pour tirer pleinement parti des freins antiblocages, vous devez éviter les comportements comme les excès de vitesse, le talonnage des véhicules devant vous et la conduite en état d’ébriété.


 Une conduite sécuritaire augmentera votre temps de réaction, un facteur important pour pouvoir gérer une situation d'urgence. Ne vous attendez donc pas à ce que les freins ABS compensent pour un mauvais comportement sur la route.


Les freins ABS existent depuis plus de 20 ans, et même si la plupart des véhicules en sont équipés, certains ne le sont pas. Un bon moyen de vérifier si la voiture neuve ou d'occasion que vous achetez est équipée d'un système de frein ABS est de démarrer le véhicule et de rechercher un voyant lumineux ABS sur le tableau de bord. 

Vous devriez également faire vérifier le système si vous achetez un véhicule d'occasion pour vous assurer que l'ABS fonctionne toujours correctement. La dernière chose que vous voulez est un système qui ne se déclenche plus lorsque vous en avez le plus besoin.


Source: Journal le soleil

Publication web CSSR

 

Conduite Éco Énergétique

  

 

Économisez, polluez moins et conduisez plus sécuritaire

La conduite écoénergétique, ce n’est pas juste bon pour l’environnement. Ça fait du bien à votre portefeuille, à votre sécurité et à la durée de vie de votre véhicule. Avec ces techniques, vous pouvez réduire votre consommation de 25 %.


Les 5 techniques de base qui changent tout


1. Accélérez doucement
Plus vous pesez fort, plus ça coûte cher. En ville, appuyez sur la pédale comme s’il y avait un café sans couvercle sur le tableau de bord. Ne le renversez pas!


2. Maintenez une vitesse constante
Accélérer, freiner, accélérer… Ça augmente la consommation de plus de 20 %. Sur l’autoroute, utilisez le régulateur de vitesse quand c’est possible. En montée, laissez ralentir un peu. En descente, laissez aller.


3. Prévoyez la circulation
Gardez vos distances et regardez loin devant. Anticiper les piétons, les feux et les autres conducteurs vous évite de freiner et réaccélérer constamment. Résultat : moins d’essence, plus de sécurité.


4. Évitez les vitesses élevées
La plupart des véhicules sont les plus efficaces entre 50 et 80 km/h. À 120 km/h, vous consommez 20 % plus qu’à 100 km/h… pour sauver seulement 2 minutes sur 25 km. Ça vaut-tu la peine?


5. Relâchez l’accélérateur pour ralentir
Freiner = perdre votre élan. Si vous voyez un feu rouge au loin, lâchez le gaz et laissez le véhicule ralentir tout seul. Vous économisez carburant et freins.


D’autres moyens simples de sauver du carburant

  • Coupez le moteur si vous êtes arrêté plus de 60 secondes. 10 minutes de ralenti = 1 tasse d’essence gaspillée.
  • Vérifiez la pression des pneus chaque mois. 8 psi de moins = 4 % plus de carburant et des pneus qui usent 10 000 km plus vite.
  • Boîte manuelle : changez de vitesse rapidement. Plus le RPM monte, plus ça boit.
  • Enlevez le poids inutile : sacs de sable, équipement de sport… 25 kg de plus = 1 % plus de consommation.
  • Retirez porte-bagages et porte-vélos si vous ne les utilisez pas. Sur la route, ça peut ajouter 20 % de consommation.
  • Climatisation avec modération : +20 % de carburant. En ville, ouvrez les fenêtres. Sur l’autoroute, fermez-les et utilisez la recirculation.
  • Utilisez l’afficheur de consommation : plusieurs conducteurs économisent 15 % juste en le regardant.

Changez vos habitudes pour économiser encore plus

  1. Planifiez vos trajets : évitez le trafic, les détours, les heures de pointe.
  2. Combinez vos déplacements : un moteur chaud consomme moins. Faites toutes vos commissions d’un coup.
  3. Conduisez moins : marche, vélo, transport en commun, covoiturage, télétravail. Chaque jour sans voiture = 20 % d’essence sauvée.

Votre plan d’action personnel

Fixez-vous un objectif d’économie : ___ %
Cochez les techniques que vous allez adopter :

  • Accélérer doucement
  • Vitesse constante
  • Anticiper la circulation
  • Éviter les vitesses élevées
  • Relâcher l’accélérateur pour ralentir
  • Couper le moteur au ralenti
  • Vérifier la pression des pneus

En résumé : Conduire écoénergétique, c’est conduire intelligemment. Vous sauvez des centaines de dollars par année, vous réduisez vos émissions, et vous êtes plus sécuritaire sur la route.


Source : Ressources naturelles Canada – Techniques de conduite écoénergétique (résumé)
Publié : CSSR

Conduite sûre : Erreurs à éviter

  

10 erreurs de conduite courantes

Soyons francs : on a tous pris des mauvais plis

Les cours de conduite, pour la plupart d’entre nous, c’est loin derrière. Avec les années, on développe des petites habitudes pas toujours bonnes. La majorité des conducteurs gagneraient à revoir les bases de la conduite préventive.


Les 10 erreurs de conduite les plus courantes


1. Conduire trop près du véhicule devant
C’est la cause #1 des collisions par l’arrière. Gardez 3 secondes de distance, et ajoutez-en en cas de pluie, neige ou glace. Ça vous donne le temps de réagir si l’autre freine sec.


2. Ne pas vérifier ses angles morts
Vos rétroviseurs ne montrent pas tout. Tournez la tête pour vérifier vos angles morts avant chaque changement de voie ou virage. Et restez hors des angles morts des autres — surtout des camions. Attention aussi aux points morts créés par les poteaux de portes et fenêtres.


3. Mal ajuster ses rétroviseurs extérieurs
Vous n’avez pas besoin de voir votre propre auto dans le miroir. Positionnez-le légèrement vers l’extérieur : vous verrez mieux la voie à côté et moins votre carrosserie.


4. Avoir la rage au volant
Quelqu’un vous coupe? Oublie son clignotant? Crier ou faire des gestes ne règle rien. Ça envenime. Restez calme. Si un conducteur est vraiment dangereux, notez la plaque et appelez le 911 en mains libres.


5. Ne pas utiliser ses clignotants
Signalez toujours vos intentions aux autres, aux cyclistes et aux piétons. Et assurez-vous que le clignotant s’éteint après le virage. Rouler avec un flasher allumé pour rien, ça mélange tout le monde.


6. Ne pas respecter l’arrêt à 4 sens
Simple : le premier arrivé, le premier qui repart. Arrivés en même temps face à face? Celui qui tourne à gauche cède à celui qui va tout droit. Arrivés en même temps perpendiculaires? La priorité va à celui de droite.


7. Tourner dans la mauvaise voie
Route à plusieurs voies? Si vous tournez à droite, restez à droite. Si vous tournez à gauche, restez à gauche. Changer de voie en tournant, c’est illégal et dangereux. Sauf si vous conduisez un semi-remorque.


8. Conduire trop lentement dans la voie de gauche
La voie de gauche sur l’autoroute, c’est pour dépasser. Point. Après avoir dépassé, retournez à droite. Rester à gauche à 90 km/h, ça force les autres à faire des manœuvres risquées.


9. Mal s’insérer dans la circulation
Oui, c’est frustrant de laisser passer quelqu’un quand ça bouchonne. Mais soyez courtois : alternez. Laissez un véhicule s’insérer. Un jour, ça sera vous qui aurez besoin qu’on vous laisse entrer. Et sur l’autoroute, tassez-vous à gauche si possible pour faciliter l’entrée des autres.


10. Trop freiner
Pied toujours sur le frein? Les autres ne savent plus quand vous ralentissez vraiment. Anticipez, lâchez l’accélérateur, et freinez seulement quand c’est nécessaire. Ça use moins vos freins et c’est plus clair pour tout le monde.


Conseils supplémentaires pour protéger tout le monde

  • Attachez votre ceinture : Toujours. Même pour 2 minutes. Montrez l’exemple aux enfants : pas de départ tant que tout le monde n’est pas attaché.
  • Jamais d’alcool ni de drogue au volant : Une des premières causes de décès au Canada. « Juste un verre », c’est déjà trop. Prenez un taxi, un lift, ou dormez sur place.
  • Rangez votre cellulaire : Texte, appel, TikTok… C’est illégal partout au Canada. Éteignez-le ou mettez-le hors de portée. Si c’est urgent, arrêtez-vous en sécurité.
  • Respectez les limites de vitesse : Elles existent pour une raison. Pressé? Partez plus tôt la prochaine fois.
  • Soyez alerte : Fatigué = dangereux. 18 heures sans dormir, c’est comme conduire avec 0,05 d’alcool. Si vous baillez, arrêtez-vous.

En résumé : Personne n’est parfait au volant. Mais reconnaître nos erreurs, c’est le premier pas pour conduire plus sécuritaire — pour nous, et pour les autres.


Source : CARFAX Canada
Publié par : Gestioncssrj.com

Surmonter la Peur de Conduire

  

 

Peur de conduire : l’amaxophobie ça se surmonte

Vous n’êtes pas seul, et ça s’apprend


Saviez-vous que la peur de conduire s’appelle l’amaxophobie? Un pourcentage élevé de personnes en souffre. Alors non, les gens ne sont pas tous heureux au volant du jour au lendemain. C’est un processus d’adaptation. La confiance, ça se bâtit avec la pratique.


La bonne nouvelle : la peur de conduire peut être surmontée.

La peur en soi n’est pas mauvaise. C’est une émotion de base qui nous garde en vie et hors du danger. Mais l’amaxophobie, c’est quand on surdimensionne ces situations.

Voici 7 conseils à partager pour les débutants qui commencent leurs leçons de conduite :


Conseil 1 : Encouragez la prise de conscience de soi
Votre esprit et votre corps sont liés. Restez calme et transmettez ce calme. Votre esprit est votre meilleur allié pour vaincre la peur.

La peur de conduire se manifeste de 3 façons :

  • Cognitive : pensées négatives, manque de concentration, inquiétude.
  • Observable : transpiration, mains nerveuses qui bougent.
  • Physiologique : estomac vide, fatigue sans raison, vertiges.
    Une attitude calme vous aidera à apprendre.


Conseil 2 : Changez votre façon de penser
Analysez ce qui vous fait voir la conduite comme une menace. Peur de perdre le contrôle? De confondre les pédales? De mal juger les distances?


Identifiez vos craintes et neutralisez-les. Conduire, ce n’est pas juste une responsabilité. C’est aussi de l’indépendance, de la détente, de l’autonomie. Gardez ces sentiments positifs en tête pour contrer la peur.


Conseil 3 : Augmentez votre confiance
Que feriez-vous si vous conduisiez? Fini les heures à attendre qu’on vienne vous chercher? Plus de visites à vos proches?
Mettez-vous au défi. La confiance se gagne en passant à l’action, un petit pas à la fois.


Conseil 4 : Allez-y doucement
Apprendre à conduire, c’est un processus. Vous voyez d’autres se faufiler entre les autos sans effort et vous pensez ne jamais y arriver? Normal.


Donnez-vous du temps. Planifiez vos itinéraires d’avance au début. Conduisez avec quelqu’un de calme qui donne des conseils sans se fâcher. Le tempérament de votre guide influence votre confiance.


Conseil 5 : Exercez votre esprit
Même avec tous ces conseils, la peur peut revenir quand vous prenez la route. L’auto-école vous donnera des techniques pour rendre la conduite agréable, progressivement.


Conseil 6 : Vous pouvez conduire seul
Oui, la peur peut refaire surface. Mais rappelez-vous : vous avez déjà plusieurs compétences. Ce sont vos outils pour réagir sur la route.


Prenez le volant, roulez lentement, conduisez défensivement. Mettez en pratique ce que vous avez appris. Jour après jour, vous deviendrez plus habile et la peur disparaîtra.


Conseil 7 : Pratiquez, pratiquez, pratiquez
Au volant, repassez mentalement les 6 étapes précédentes pour garder le contrôle de vous-même. La maîtrise vient avec la répétition.


En résumé : L’amaxophobie n’est pas une fatalité. Avec de la conscience de soi, une bonne façon de penser, de la confiance et de la pratique, la peur laisse place au plaisir de conduire.


Publié par : CSSR

Urgence auto: préparez votre kit

  

Préparer une trousse d’urgence pour la voiture.

Chaussée glissante ou obstruée par la neige, visibilité réduite, froid mordant : voilà autant de conditions qui peuvent rendre la conduite automobile difficile, voire dangereuse pendant la saison froide. Lorsque l'hiver frappe à nos portes, les risques de demeurer coincé dans votre véhicule augmentent.


Avant de prendre le volant, assurez-vous d'être préparé à toute éventualité. Suivez ces conseils et apprenez au sujet des risques associés à la conduite en hiver et préparez une trousse d'urgence pour votre véhicule.


Ce que vous devriez savoir au sujet de sept conditions hivernales :

  • Blizzard : Ce sont les tempêtes d'hiver les plus dangereuses, combinant à la fois des chutes et des rafales de neige, de la poudrerie, des vents d'au moins      40 kilomètres à l'heure, une visibilité inférieure à un kilomètre, des températures en-deçà de -10 °C. Leur durée est de quelques heures ou plusieurs jours.
  • Fortes chutes de neige: Il s'agit d'une chute d'au moins 10 centimètres en 12 heures, ou de 15 centimètres et plus en 24 heures; les accumulations peuvent être moins élevées dans les climats tempérés.
  • Pluie ou bruine verglaçante : Elles peuvent donner lieu à une tempête de verglas, couvrant de glace les routes, les arbres et les câbles aériens.
  • Vagues de froid : Il s'agit d'une baisse de température      rapide au cours d'une très brève période, et causant des chaussées très glacées.
  • Vents: Ils sont la cause des conditions associées aux blizzards et entraînent des rafales de neige, de la poudrerie, réduisant la visibilité et provoquant un refroidissement éolien.
  • Glace noire : Il s'agit d'une mince couche de glace qui se forme sur la chaussée et qui peut être difficile à voir ou qui fait paraître la chaussée noire et luisante. La chaussée des parties ombragées de la route, des ponts et des viaducs gèle plus rapidement lorsqu'il fait froid, et      reste gelée bien après le lever du soleil.
  • Gadoue : La neige fondante peut rendre les routes détrempées. La gadoue peut s'accumuler dans les puits de roues de votre véhicule et affecter votre conduite. Les gros camions et les autobus peuvent éclabousser votre pare-brise et réduire grandement votre visibilité. Des précautions additionnelles doivent être utilisées lors de pareilles conditions.


Si vous êtes pris dans une tempête ou dans un banc de neige, ne paniquez pas et tentez de rester calme. Évitez de vous épuiser et ne vous exposez pas trop au froid. Le pelletage et le froid intense peuvent être mortels. 


Demeurez dans la voiture. Vous ne vous égarerez pas et c'est un abri sûr. Laissez pénétrer de l'air frais dans la voiture en ouvrant une fenêtre du côté abrité contre le vent. Faites tourner le moteur le moins possible.

 Méfiez-vous du monoxyde de carbone et assurez-vous que le tuyau d'échappement n'est pas obstrué par de la neige. Si possible, utilisez une bougie placée à l'intérieur d'un contenant métallique profond pour vous réchauffer au lieu du système de chauffage de la voiture.


Installez une lanterne d'avertissement ou des fusées éclairantes pour rendre votre voiture visible. Allumez le plafonnier. En utilisant les phares ou les feux de détresse trop longtemps, vous risquez d'épuiser la batterie. Remuez vigoureusement les mains, pieds et bras pour maintenir la circulation sanguine et ne vous endormez pas. 


Surveillez l'arrivée d'autres voitures et des intervenants d'urgence. Habillez-vous chaudement et essayez de garder vos vêtements secs puisque s'ils sont mouillés, vous risquez des pertes de chaleur corporelle dangereuses.


Procurez-vous une trousse d'urgence pour la voiture.

Ayez toujours de l'équipement de sécurité et d'urgence pour l'hiver dans votre véhicule. La trousse d'urgence de base pour la voiture doit contenir les articles suivants :


  • Nourriture - aliments non périssables, comme les barres énergétiques
  • Eau - bouteilles de plastique qui ne se cassent pas sous l'effet du gel (les remplacer aux six mois)
  • Couverture
  • Vêtements et chaussures ou bottes de rechange
  • Trousse de premiers soins et un couteau pour couper la ceinture de sécurité
  • Petite pelle, grattoir et balai à neige
  • Bougie dans un contenant métallique profond et allumettes
  • Lampe de poche à manivelle
  • Sifflet - pour attirer l'attention au besoin
  • Cartes routières
  • Copie de votre plan d'urgence

Articles à garder dans le coffre de l'auto :

  • Sable, sel ou litière pour chat (non agglomérante)
  • Antigel et liquide lave-glace
  • Câble de remorquage
  • Câble de démarrage
  • Extincteur
  • Feu avertisseur ou fusées éclairantes


Imprimez ou téléchargez la liste d'urgence pour la voiture :
Trousse d'urgence pour la voiture. Barrez sur la liste les articles que vous placez dans votre voiture.


Ces conseils vous sont présentés par Sécurité publique Canada, en collaboration avec Transports Canada.  


Publier par: CSSR

Conduite & TDAH: Sécurité Routière

   

TDAH et Conduite : Naviguer sur La Route en Toute Sécurité

Écrit par : Alice The mini Adhd coach

Dans cet article :
Les Risques de Conduire avec un TDAH | Symptômes du Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) Pouvant Affecter La Performance de Conduite | Conseils de Conduite Sûre Pour Les Conducteurs Atteints de TDAH | Conclusion | Le TDAH et la Conduite : Foire Aux Questions (FAQ)


Les adultes atteints de TDAH peuvent rencontrer des défis au volant : distractibilité, impulsivité, difficulté à maintenir la concentration. Mais avec les bonnes stratégies, la thérapie et parfois des médicaments, la majorité peuvent conduire de façon sûre et efficace.


L’important : comprendre vos symptômes et travailler sur des stratégies pour limiter leur impact. C’est la clé pour améliorer vos compétences de conduite. Le TDAH ne fait pas de vous un mauvais conducteur.


Les Risques de Conduire avec un TDAH

Les recherches montrent que les adultes avec des symptômes persistants de TDAH sont presque deux fois plus susceptibles d’être impliqués dans des accidents que la population générale. Chez les jeunes conducteurs, le taux d’accidents sur 4 ans est 37 % plus élevé que chez ceux sans TDAH.


Cause principale : difficulté à rester concentré et à contrôler ses impulsions. Ça soulève des préoccupations de sécurité, c’est normal.


Mais avoir un TDAH n’empêche pas de conduire sécuritaire. Une bonne formation adaptée au TDAH aide à bâtir des habitudes solides. Plusieurs auto-écoles travaillent avec des apprenants TDAH pour développer la concentration soutenue. Avec patience et préparation, on trouve des façons d’accommoder nos besoins tout en conduisant responsable.


Symptômes du TDAH qui peuvent affecter la conduite

1. Difficulté à maintenir la concentration
Distractions, inattention, oubli des panneaux ou des feux… Les notifications de cellulaire sont un vrai piège. On peut aussi manquer des détails comme un stop ou un autre véhicule, ce qui augmente le risque de collision.


2. Impulsivité
Dépasser la limite, rage au volant, agir sans penser aux conséquences. Résultat : contraventions pour excès de vitesse, stop brûlé, conduite imprudente. Ça peut mener à une suspension de permis.


3. Oubli
Oublier sa ceinture, perdre ses clés puis speeder parce qu’on est en retard, oublier les règles de stationnement… Les règles de conduite sont complexes et on ne les retient pas toujours.


4. Dysrégulation émotionnelle
Colère ou frustration dans le trafic = mauvais jugement. Ça augmente le risque d’accident, de contravention ou de blessure grave pour soi ou pour les autres.


Conseils de Conduite Sûre Pour Les Conducteurs Atteints de TDAH


1. Minimisez les distractions

  • Pas de cellulaire, de bouffe, de maquillage ou de radio en conduisant. Coupez les notifications.
  • Dormez assez avant les longs trajets.
  • Téléphone hors de portée.
  • Dites aux passagers de parler moins si vous avez besoin de focus. Enfants à bord? Voyagez avec un autre adulte si possible.


2. Contrôlez la rage au volant
Frustré? Respirez profondément. Si vos émotions nuisent à votre concentration, garez-vous et prenez une pause. Être proactif évite les gestes imprudents


3. Choisissez le bon véhicule
Automatique = moins de distractions pour certains. Manuelle = plus d’engagement pour d’autres. Des études suggèrent que l’automatique serait plus sûre pour les adultes TDAH.


4. Trouvez la bonne bande sonore
La musique peut aider… ou nuire. Si elle vous agite, baissez le volume ou mettez du silence pour rester concentré.


5. Prenez vos médicaments correctement
Parlez à votre médecin : les stimulants peuvent aider la concentration, mais aussi causer de la fatigue. Attention : même une faible dose d’alcool + médication à libération prolongée = risque accru. Tolérance zéro dans plusieurs pays.


6. Trouvez du soutien
Parlez à d’autres adultes TDAH, à un psy, un médecin ou un groupe de soutien. Leurs trucs peuvent vous aider à adapter vos habitudes de conduite.


7. Pratiquez, pratiquez, pratiquez
L’auto-conscience + stratégies proactives = conduite sécuritaire. Oui, l’esprit peut vagabonder sur les longs trajets. Mais avec de la préparation, on reste responsable.


Conclusion

Contrairement à ce que plusieurs pensent, avoir un TDAH ne fait pas de nous de mauvais conducteurs. Beaucoup d’adultes et d’ados TDAH sont d’excellents conducteurs.


Le vrai défi : reconnaître vos symptômes et leur lien avec les risques. Avec cette conscience, vous pouvez adopter une approche pour relever ces défis.


Oui, certains reçoivent plus de contraventions ou ont plus d’accidents. Mais ça ne définit pas toute la communauté TDAH. Votre historique ne dicte pas vos compétences.


La réussite au volant avec un TDAH repose sur 3 choses : connaissance, auto-conscience et adaptabilité. C’est un parcours qui demande de comprendre nos défis uniques et de les surmonter, pour rouler sécuritaire et compétent.


Source : https://www.laminicoachtdah.fr/vivre-avec-le-tdah/tdah-et-conduite
Publié par : CSSR


Autisme & Conduite: Solutions Adaptées

 (Résumé)

Autisme et conduite : oui, c’est possible… à son rythme

Écrit par : Julie BOUCHONVILLE – 7 juillet 2021

Dans cet article :
Pourquoi conduire est difficile? | Passer le permis, un effort herculéen | La progressivité | Je suis autiste et conduire me terrifie | Conclusion


Beaucoup d’autistes sont incapables de conduire un véhicule. Et beaucoup d’autistes sont d’excellents conducteurs.

Que vous soyez le proche d’une personne autiste qui se demande s’il devra lui servir de chauffeur à vie, ou une personne autiste qui se demande si ça vaut la peine d’essayer, on va vous donner quelques réponses.


Pourquoi conduire est difficile?

Peu importe le véhicule, conduire est complexe pour les autistes pour plusieurs raisons :


1. Multi-tâches et fonctions exécutives
Ça demande de faire plusieurs choses en même temps, d’en automatiser certaines, d’être attentif à tout ce qui se passe autour, et de trier ce qui est utile vs ce qui est du « bruit de fond ». Beaucoup d’autistes ont du mal avec ces aptitudes.


2. Se repérer dans l’espace
Faut pas se perdre, faut comprendre les trajectoires à prendre et anticiper celles des autres. Pas évident quand on a déjà de la difficulté à se situer dans l’espace.


3. Trop de stimulus
Bruits, sensations tactiles, odeurs… En voiture, c’est un festival sensoriel. Ça peut vite devenir envahissant.


4. Les règles vs la réalité
Les autistes suivent souvent les règles à la lettre. Difficile d’accepter — ou d’anticiper — qu’un autre usager grille un feu rouge ou traverse sans regarder.


Passer le permis, un effort herculéen

Avant même de rêver à la route, faut passer le permis. Et là, ça se corse.


1. L’anxiété
Beaucoup d’autistes sont anxieux. Ajoutez une voiture inconnue, un instructeur inconnu, pis un prof qui dit « relaxe! »… recette parfaite pour la panique. Les leçons peuvent vite devenir terrifiantes. Sans parler de l’examen.


2. Mentionner qu’on est autiste?
Parfois ça aide. Parfois ça nuit, si on tombe sur des instructeurs pleins de préjugés ou une administration frileuse.

Petite anecdote : j’ai déjà voulu m’inscrire à l’auto-école. Réponse : « Ça prend un mot du médecin qui dit que vous êtes capable de conduire. » Problème : je voulais justement apprendre à conduire pour le savoir… Impasse totale.


La progressivité : la clé

Je pars du principe que la plupart des autistes pourront conduire un jour, mais faut y aller étape par étape. 30 heures de cours + le code, ça marche pour beaucoup de neurotypiques. Pour nous autres, qui gérons mal l’imprévu, l’espace, le multi-tâches et les stimulus? C’est souvent trop court.


Le truc : séparer les apprentissages.


1. Apprendre la route avant le véhicule
Comprendre la chaussée, les trajectoires, la navigation, la signalisation… Ça, ça se pratique à pied, à vélo, ou comme passager en auto.


2. Le vélo comme étape
Apprendre le vélo, c’est plus simple qu’une auto. On peut pratiquer dans un parc, un parking, avant d’aller sur la route. Et gros avantage : si on se sent dépassé, on peut mettre pied à terre. Une fois à l’aise à vélo avec les autos, passer au permis devient plus simple : il reste juste à apprendre la voiture, pas la route au complet.


Je suis autiste et conduire me terrifie

Ça arrive. Et vu le nombre d’accidents chaque jour, c’est pas déraisonnable d’avoir peur. Conduire, c’est difficile et ça peut faire peur.


Oui, avoir son auto = indépendance + confiance. Mais selon où tu vis, c’est pas toujours obligatoire.


Si tu te sens pas prêt : aucune honte. Transports en commun, vélo, scooter, ou tes deux pieds, c’est ben correct aussi.


Si tu dois absolument conduire mais que ça te terrifie :
Apprends le plus progressivement possible. Renforce chaque étape avant d’ajouter du nouveau. Et parles-en à ton médecin : il peut t’aider à gérer l’anxiété.


Conclusion

Une personne autiste pourra-t-elle conduire un jour? Ça dépend. De la personne, de son environnement, de comment elle apprend.


Mais je pense qu’il faut toujours partir gagnant : oui, à terme, ça devrait être possible.


Et on se le rappelle : quelqu’un qui n’acquiert pas une aptitude, ou qui choisit de ne pas s’en servir parce que ça coûte trop d’énergie ou de santé mentale, n’est pas inférieure à quelqu’un qui n’a pas cette difficulté.


Promis, je dis pas juste ça pour que mes proches arrêtent de me demander quand je passe le permis. 😉


Source : https://bienetreautiste.com/blogs/infos/autisme-et-conduite
Publié par : CSSR

Comprendre l'anxiété & autisme

  

Comprendre l’anxiété pour mieux la vivre

Écrit par : Julie BOUCHONVILLE – 31 mars 2021

Sommaire :
Qu’est-ce que l’anxiété et le trouble anxieux ? | Quels sont les symptômes de l’anxiété ? | Quel impact a l’anxiété sur ceux qui en souffrent ? | Autisme ou anxiété ? | Comment lutter contre l’anxiété ?


L’anxiété chronique, ou trouble anxieux, est l’une des comorbidités les plus courantes de l’autisme. Pourtant, quand elle est présente depuis l’enfance, elle est parfois difficile à repérer : la personne concernée ne connaît simplement pas d’autre réalité.

Il n’existe pas de traitement pour l’autisme — qui n’est pas une maladie — mais il y en a plusieurs pour agir sur l’anxiété chronique. Ne souffrons pas inutilement : apprenons à mieux connaître l’anxiété pour ne pas la laisser nous pourrir la vie.


Qu’est-ce que l’anxiété et le trouble anxieux ?

L’anxiété, c’est un mélange de crainte et d’appréhension. Avoir peur ≠ être anxieux. L’anxiété ajoute la réflexion, la rumination, la projection.

Exemple : Si un ours te poursuit, t’as peur. Si tu penses à tes futures vacances en forêt où peut-être un ours va te poursuivre… là t’es anxieux.

L’anxiété est normale et utile quand elle a une cause : être anxieux avant de sauter en parachute ou de se marier, c’est banal. Ça nous aide à faire attention.


Elle devient un problème quand elle envahit le quotidien sans bonne raison. Là on parle de trouble anxieux. Le piège : même si intellectuellement tu sais que c’est pas grave, tes émotions, elles, te hurlent le contraire.


Quels sont les symptômes de l’anxiété ?

La meilleure description que j’ai lue :
« C’est comme dans un film d’horreur, quand la musique se tend mais qu’il se passe encore rien à l’écran. Tu sais que ça va arriver, la tension monte… et ça reste là, en boucle, pendant des heures. »

Symptômes physiques possibles :

  • Nœud à l’estomac ou dans la poitrine
  • Sueurs froides, mains qui tremblent
  • Respiration superficielle, cœur qui bat vite
  • Tension élevée, maux de tête, vision trouble
  • Besoin d’uriner souvent, diarrhée

Chez les enfants : pleurs, maux de ventre vagues, irritabilité.

Sur le plan émotionnel : sensation que quelque chose d’affreux va arriver. Envie de pleurer, de se cacher, de fuir. Pensées négatives qui tournent en boucle.


Crise d’angoisse = anxiété x10 :
Vertiges, tremblements, palpitations, impression de faire une crise cardiaque, nausées, confusion, sensation d’étouffer, perte de contrôle, envie de fuir.


Quel impact a l’anxiété sur ceux qui en souffrent ?

C’est très invalidant. Avoir l’impression qu’on va mourir ou vivre un truc horrible, c’est épuisant. Même si tu rationalises, convaincre ton instinct de survie qu’il se trompe, c’est tough.

Résultat : on développe des comportements d’évitement. Problème? L’évitement renforce l’anxiété. Moins tu affrontes une situation, plus elle devient effrayante.


Pire : l’anxiété est contaminante. Une situation neutre peut devenir anxiogène par association. Petit à petit, tu fais de moins en moins de choses sans risquer la crise.


Autisme ou anxiété ?

Une personne autiste peut être anxieuse sans avoir un trouble anxieux. La différence? La source, l’intensité, la récurrence.

Exemple :
Tu es autiste, tu gères mal les sons, et t’es un peu inquiet avant un entretien téléphonique. Normal : enjeux élevés + pas ton point fort.


Mais si cette perspective te terrifie au point de déclencher une crise d’angoisse → ça ressemble à un trouble anxieux.

Autre indice : si t’es anxieux 8h par jour, même si c’est « justifié », à moins de vivre en zone de guerre, y’a probablement un problème.


Comment lutter contre l’anxiété ?

Bonne nouvelle : les méthodes ne manquent pas. Même celles qui marchent « juste un peu » valent l’essai si les effets secondaires sont légers. L’anxiété scrappe tellement la qualité de vie que la réduire, c’est déjà énorme.


1. Hygiène de vie : boost ta sérotonine
L’anxiété peut venir d’un déficit en sérotonine. Pour l’optimiser :

  • Dormir 7-8h/nuit pour un adulte
  • Bouger 150 à 300 min/semaine selon l’OMS
  • Manger équilibré
  • Prendre le soleil aux heures sans risque de coup de soleil


2. Modifications du comportement
Méditation, pleine conscience pour t’ancrer et éviter d’être submergé par tes émotions. Un psy compétent peut te guider.


3. Aide médicamenteuse
De la tisane aux anxiolytiques, y’a des options. C’est la solution avec le plus d’effets secondaires, donc à discuter avec ton médecin absolument.


Conclusion

Comprendre l’anxiété, c’est déjà commencer à reprendre le contrôle. Surtout si tu es autiste : l’anxiété chronique est fréquente, mais pas une fatalité.


On ne guérit pas l’autisme — et tant mieux — mais on peut vraiment améliorer sa qualité de vie en traitant l’anxiété.

T’as pas à souffrir inutilement.


Source : https://bienetreautiste.com/blogs/infos/autisme-et-conduite
Publié par : CSSR


Conduire avec Parkinson

   (Résumé)

La maladie de Parkinson et la conduite automobile

Conduire avec la MP : évaluer, adapter, et planifier

La conduite est une tâche complexe qui exige vigilance et réaction rapide en tout temps. Tout ce qui affecte votre capacité à conduire doit être pris au sérieux. La maladie de Parkinson (MP), avec ses symptômes physiques, mentaux et émotionnels, en fait partie.

Même les personnes en bonne santé finissent par vivre plus longtemps qu’elles ne peuvent conduire — souvent à cause de la vue qui baisse avec l’âge.

Mais la plupart des conducteurs ne planifient pas d’arrêter de conduire. Beaucoup réalisent que leurs habiletés diminuent, ce qui mine leur confiance au volant.

Parfois, la peur de l’isolement ou de perdre son autonomie l’emporte sur le jugement. On préfère nier le problème. C’est encore plus vrai avec la MP : on craint qu’arrêter de conduire soit vu comme un signe que la maladie progresse.

Si vous avez un diagnostic de MP, vous devez savoir comment elle affectera votre conduite. Ça vous aide à vous préparer pour continuer vos activités même quand vous ne pourrez plus conduire.

Comment la MP affecte la conduite

La MP est différente pour chaque personne. Conduire demande toute votre attention — physique, mentale, émotionnelle — et la MP peut nuire à plusieurs niveaux :

  • Facultés mentales : concentration difficile, multi-tâches compliqué
  • Mouvements lents : temps de réaction plus long
  • Perception visuelle : mal estimer les distances entre les autos
  • Médicaments : efficacité variable, effets secondaires comme somnolence ou vertiges

Les médicaments, les adaptations du véhicule et les mises à jour des compétences peuvent retarder l’inévitable… mais pas l’empêcher.

Évaluation des compétences de conduite automobile

Après le diagnostic, et avant que les symptômes soient trop avancés, faites une évaluation réaliste de votre conduite.

Objectifs pour une PAMP (Personne Atteinte de MP) :

  1. Évaluer vos compétences générales liées à l’âge
  2. Évaluer celles affectées par la MP

Comment faire : Demandez à quelqu’un de confiance de vous accompagner et de cocher cette liste :

Compétences de conduite automobile

Compétence

Oui/Non

Se souvient de boucler sa ceinture de sécurité

Vérifie et ajuste les rétroviseurs au besoin

Déplace son pied d’une pédale à l’autre avec facilité

S’arrête au bon moment et à la bonne distance

Utilise les signaux appropriés pour changer de voie/virer

Vérifie les angles morts en tournant le cou et le haut du corps aisément

Reste dans sa voie sans dévier

Conduit à la vitesse appropriée de manière constante

Ajuste sa vitesse à la circulation et aux conditions routières

Obéit aux règles, aux arrêts et aux feux de circulation

Cède le droit de passage, lorsqu’approprié

Tient compte des autres autos, vélos, motos et piétons

Réagit en temps raisonnable aux situations changeantes

Sait où il/elle est en tout temps, surtout sur routes familières

Planifie les sorties et les virages

Met le véhicule en stationnement après s’être garé

Signes avant-coureurs

Souvent, on sait au fond de nous que ça va moins bien. Voici des signaux qui indiquent qu’il faut réévaluer votre conduite :

Signes avant-coureurs

Question

Oui/Non

Avez-vous vécu des « incidents évités de justesse » ou quasi-collisions?

Avez-vous eu des accidents responsables ou des accrochages?

Recevez-vous des coups de klaxon ou des commentaires désagréables?

Des proches refusent-ils de monter avec vous?

Avez-vous perdu le droit de conduire avec vos petits-enfants?

Des proches vous ont-ils dit être préoccupés par votre conduite?

Ratez-vous plusieurs tentatives de stationnement?

Avez-vous reçu des contraventions?

Votre prime d’assurance a-t-elle augmenté?

Vous perdez-vous dans des endroits familiers?

Difficulté à lire les panneaux ou voir les feux à temps?

Problèmes à réagir aux imprévus sur la route?

Moments de confusion, surtout sur routes connues?

Problèmes pour planifier sorties et virages?

Oubliez-vous de mettre la voiture en stationnement?

Si vous avez coché plusieurs « Oui », il est temps de parler à votre médecin.

Améliorer ses compétences de conduite automobile

Tout le monde peut s’améliorer, surtout avec la MP. Voici comment :

1. Gérez vos médicaments et votre énergie

  • Demandez à votre médecin si vos médicaments affectent la conduite. Soyez honnête sur la somnolence/vertiges.
  • Connaissez votre niveau d’énergie. Ne conduisez pas si les médicaments ne font plus effet.
  • Dormez bien : la fatigue + MP = danger. Conduisez seulement reposé.

2. Restez actif

  • Bougez pour garder mobilité et temps de réaction.
  • Étirez cou et torse pour garder la souplesse de regarder par-dessus l’épaule.
  • Maintenez une bonne posture pour voir et être à l’aise.

3. Éliminez les distractions
Pas de radio forte, de discussions intenses, de cellulaire — même mains libres. Une longue conversation distrait. Pas de bouffe ou de boisson au volant.

4. Adaptez vos habitudes

  • Évitez de conduire la nuit : la vue change avec l’âge.
  • Évitez le mauvais temps.
  • Prenez des itinéraires familiers, hors des heures de pointe.
  • Utilisez un GPS.
  • Partagez la conduite si possible.
  • Conduisez un peu plus lentement, mais restez dans la vitesse sécuritaire.
  • Priorisez les courtes distances.

Parler au conducteur atteint de MP

Parler de conduite, c’est délicat. Voici comment bien le faire :

1. Observez d’abord
Accompagnez la personne et utilisez la liste de contrôle. Ne soulevez pas vos inquiétudes pendant qu’elle conduit.

2. Parlez des comportements, pas de la personne
Dites : « Tu semblais un peu perdu à cette intersection et je me sentais nerveux, car tu ne semblais pas savoir comment te sortir de cette situation. »
Ne dites pas : « Tu étais totalement perdu. Tu m’as fait peur! »

Dites : « Cet après-midi tu roulais à 30 km/h dans une zone de 50. As-tu remarqué les autos derrière? Est-ce que ça arrive souvent? »
Ne dites pas : « Tu conduisais si lentement que tout le monde nous suivait. Tu n’as rien vu? »

3. Soyez empathique
La conduite = indépendance + estime de soi. Reconnaissez son bon dossier passé, parlez au présent.
Admettez que cesser de conduire est dur et demande une transition.

4. Faites un plan ensemble
Fixez des limites auto-imposées et un échéancier.

5. Si y’a résistance : parlez des risques
Expliquez les dangers pour elle et les autres. Impliquez l’équipe de soins si nécessaire.

Alternatives au véhicule personnel

Arrêter de conduire ≠ arrêter de vivre. Planifiez la transition :

  • Transport en commun : économique vs garder une auto. Services porte-à-porte pour aînés/handicapés existent souvent.
  • Conducteurs bénévoles : certaines agences en offrent.
  • Taxi, Uber, Lyft : informez-vous des coûts.
  • Voisins/amis retraités : demandez de l’aide.

Législation

La MP est évolutive. Le CCATM dit que les déficits liés à la MP ou aux traitements peuvent altérer l’aptitude à conduire. Les fluctuations des médicaments (phénomène ON/OFF) doivent être considérées.

Réévaluation requise si :

  • Condition médicale évolutive → au moins aux 5 ans
  • Fonction cognitive altérée qui risque d’empirer → peut être annuelle

L’Association médicale canadienne dit :
Au début, la MP n’affecte pas la conduite. Mais avec la progression, la lenteur des mouvements et le temps de réaction peuvent la rendre dangereuse. Médicaments, troubles cognitifs, et réponse imprévisible aux médicaments aggravent le risque.

Tests cognitifs réguliers + examen de conduite pratique peuvent être demandés par votre équipe médicale.

Important : Dans certaines provinces, les médecins doivent légalement signaler les conditions qui affectent la conduite. Renseignez-vous auprès du ministère des Transports de votre province.

Rappelez-vous : conduire n’est pas un droit, c’est un privilège. Renoncer à son permis est bouleversant. C’est une perte d’indépendance. Mais votre famille et votre équipe médicale sont là pour assurer votre sécurité et celle des autres.

Pour de plus amples informations

QUÉBEC
1-800-361-7620
1-418-643-7620 (Québec)
1-514-873-7620 (Montréal)
Case postale 19600 succursale Terminus
333, boulevard Jean-Lesage
Québec, PQ G1K 8J6

Parkinson.ca | 1.800.565.3000 | parkinsonguideclinique.ca

Source : Parkinson.ca
Publié par : CSSR


Spring Car Readiness Tips

  

 

Comment bien préparer sa voiture pour le printemps


Les conseils de MaNouvelleVoiture.com

Le saviez-vous? Les statistiques révèlent que 72% des pannes printanières pourraient être évitées par une maintenance préventive adaptée à la saison.


Le printemps arrive, les beaux jours reviennent… mais votre auto sort de l’hiver maganée. Sel, nids-de-poule, humidité : elle a besoin d’un bon check-up. Voici comment la remettre en forme pour rouler sécuritaire et éviter les mauvaises surprises.


Comment faire l’entretien de sa voiture soi-même ?

Pas besoin d’être mécanicien pour faire les bases. Plusieurs opérations sont simples :


1. Le contrôle des niveaux — le plus facile
Capot ouvert, repérez les réservoirs transparents avec les graduations. Vérifiez :

  • Huile moteur : moteur froid, auto à plat.
  • Liquide de frein : réservoir translucide près du maître-cylindre. Niveau trop bas = plaquettes usées?
  • Lave-glace : essentiel avec les averses et le pollen printanier.

2. Changer les balais d’essuie-glaces
Ça prend 2 minutes : soulevez le bras, déclipsez le vieux balai, clipsez le nouveau jusqu’au « clic ».


3. Nettoyer l’habitacle
Chiffon microfibre humide pour tableau de bord et plastiques. Ça prévient l’usure.


4. Pression des pneus
Vérifiez à froid une fois par mois. Les chiffres sont sur le montant de la portière conducteur. Bien gonflés = sécurité + économie d’essence.


Grand nettoyage : intérieur et extérieur


L’hiver laisse des traces. Le sel + le pollen printanier = combo destructeur pour la carrosserie.

Intérieur :

  1. Retirez les tapis et aspirez partout. Le sel dans les textiles, ça brûle à la longue.
  2. Plastiques : microfibre légèrement humide + produit non gras.
  3. Sièges : brosse douce + shampooing adapté au revêtement.

Extérieur :

  1. Prélavage haute pression pour enlever le gros du sel sous le châssis.
  2. Technique des 2 seaux : un avec eau savonneuse, l’autre pour rincer votre gant. Ça évite les micro-rayures.
  3. Séchage microfibre pour éviter les traces de calcaire.


La révision mécanique de printemps

Un check-up complet évite 80% des pannes printanières. Au garage, demandez :

  • Direction assistée, freins, suspension : votre sécurité en dépend.
  • Liquide de refroidissement + durites : les variations de température de l’hiver les usent.
  • Filtres : surtout celui d’habitacle. Il bloque les pollens printaniers.
  • Plaquettes et disques de frein : l’hiver les use. Testez votre distance de freinage pour rouler serein sous la pluie.

Changement de pneus : les bons choix

1. Vérifiez la bande de roulement
2 mm d’usure en moins = 15% de distance de freinage en plus. Les tests le prouvent.

2. Inspectez les flancs
Cherchez craquelures ou bosses apparues avec le gel/dégel.

3. Pression à froid
Toujours selon les recommandations du constructeur.

4. Où mettre les pneus neufs?
Toujours sur l’essieu arrière, même sur une traction avant. Ça donne une meilleure stabilité. Faites-le au garage ou vous-même si vous avez les outils.


Les niveaux à vérifier absolument

Faites le tour au printemps, puis tous les 1000 km :

  1. Huile moteur : moteur froid, auto à plat. Jauge entre min et max.
  2. Liquide de refroidissement : entre les 2 traits du vase d’expansion.
  3. Liquide de frein : réservoir translucide. Trop bas = usure des plaquettes?
  4. Direction assistée : vérifiez le niveau.
  5. Lave-glace : remplissez. Indispensable avec la pluie et le pollen.

La climatisation : entretien et vérification

Après l’hiver, elle pue ou refroidit mal? Normal.

À faire chaque année :

  • Nettoyage du circuit
  • Remplacement du filtre d’habitacle

Le saviez-vous? Le gaz réfrigérant perd 20% naturellement par an. Ça tue l’efficacité.

Trucs pour la garder top shape :

  • Faites-la rouler 10 min par semaine, même l’hiver. Ça lubrifie les joints et le compresseur.
  • Traitement antibactérien annuel : fini les mauvaises odeurs, bonjour l’air sain.
  • Vérification pro aux 2 ans : contrôle complet + recharge de gaz si besoin.


Batterie et système électrique au top

Le froid de l’hiver magane la batterie.

1. Diagnostic électronique
Mesure la capacité réelle de charge. Les appareils modernes ont < 2% de marge d’erreur.

2. Nettoyez les cosses
Brosse métallique pour enlever l’oxydation. Serrez bien les bornes et mettez de la graisse spéciale.

3. Testez l’alternateur
Moteur en marche, le voltage doit être entre 13,8 et 14,4 volts. Les alternateurs modernes détestent les variations.


Les détails qu’on oublie souvent

1. Ménage de printemps intérieur
Inspectez les arrivées d’air et la boîte à gants. La chaleur s’en vient et votre clim va forcer. Un produit spécial assainit les circuits en 5 minutes et enlève les odeurs d’hiver.


2. Le dessous de la voiture
Les nids-de-poule ont pu cogner fort. Un tour sur un pont au garage pour vérifier les protections = éviter des réparations salées plus tard.


3. Le pare-brise
Fragilisé par le gel/dégel. Examinez-le. Un traitement hydrophobe maintenant = meilleure visibilité sous les averses printanières.


4. Le chauffage
Nettoyez-le à fond. Sinon, bonjour les allergènes saisonniers qui se promènent dans l’habitacle.


En résumé : Un bon entretien de printemps, c’est de la prévention. Vous roulez plus sécuritaire, vous économisez sur les réparations, et votre auto vous remercie.


Source : Les conseils de MaNouvelleVoiture.com
Publié par : CSSR

Surdité et Conduite Sécurisée


11 mars 2021 https://vias.be/fr

Une personne atteinte de surdité peut-elle conduire une voiture ?

Tout le monde n’est pas autorisé à conduire une voiture. Bien entendu, seuls les conducteurs titulaires d’un permis de conduire valide peuvent le faire. Et bien sûr, ils doivent être correctement assurés.


Mais quand votre permis de conduire est-il valide et quand êtes-vous suffisamment assuré ?


La chose la plus importante semble être le permis de conduire, car vous ne pouvez bénéficier des droits de votre assurance que si votre permis de conduire est en règle. Vous obtenez le permis de conduire en passant d'abord l'examen théorique. Ensuite, vous suivez un cours de formation pratique afin de réussir l'examen pratique.


Êtes-vous sûr que votre permis de conduire est ou restera valable après cela ? Non. En fait, il n'y a pas deux, mais trois examens à passer. En effet, il existe une troisième condition à laquelle doit satisfaire tout conducteur d'un véhicule pour lequel un permis de conduire est requis. Cette troisième condition concerne la santé. Il s'agit donc d'aspects médicaux. Une personne malvoyante ne peut obtenir une « autorisation médicale » que dans des conditions très strictes. Cela s'applique-t-il également aux personnes malentendantes.


La réponse est : « non ». Les critères médicaux fixés par la loi ne font pas état de conditions pour ce qui est de l’audition. Ça n’a rien de si surprenant. On estime en effet que près de 90% des informations traitées durant la conduite le sont visuellement. Les informations auditives sont proportionnellement beaucoup moins importantes. Et souvent ce que vous entendez dans la circulation correspond aussi à ce que vous voyez.


Il convient de nuancer quelque peu les propos. Il n’y a pas de conditions pour ce qui est de l’audition mais il existe des conditions préalables concernant l’équilibre. Ces deux fonctions sont liées d’un point de vue anatomique. Mais quelqu’un qui est « seulement » sourd ou malentendant ne doit pas par définition se faire du souci pour l’obtention de son permis de conduire.


Ainsi, même s'il n'y a pas lieu de s'inquiéter quant à la validité du permis de conduire, le fait de l'obtenir peut représenter un défi.

L'apprentissage de la théorie est une chose que tout candidat conducteur devrait faire. Cependant, une personne malentendante ou sourde bénéficie de moins d’instructions et d’explications verbales, voire n’en jouit pas du tout. Elle est donc plus limitée au niveau des possibilités de communication que les candidats entendants. C'est également le cas de l'examen théorique. Le candidat moyen peut recevoir à la fois la question oralement et par écrit. La personne sourde ou malentendante, non.


À première vue, cet inconvénient semble peut-être plutôt limité. Il joue néanmoins un rôle plus important au cours des prochaines phases de l’obtention du permis de conduire. L’importance de la communication verbale lors de la formation pratique et de l’examen n’est pas à sous-estimer. Quant à l'apprentissage de la conduite, vous serez encadré par votre instructeur pendant que vous conduisez. Vous pouvez donc conduire et écouter en même temps, sans avoir à quitter la route des yeux. 


Pour les malentendants ou les sourds, c'est différent ! Ce que le candidat entendant « entend » de l’instructeur, le candidat malentendant ou sourd doit généralement le lire sur les lèvres et/ou utiliser la langue de signes ou l’écrit. Les deux formes de « communication visuelle » nécessitent un changement de regard et constituent dès lors potentiellement un danger. C’est un inconvénient indéniable.


Ceci vaut aussi pendant l’examen. L’examinateur donne généralement les instructions oralement. La personne sourde ou malentendante est dans ce cas également lésée. En effet, toute contrainte supplémentaire sur le système visuel le désavantage.

Bien sûr, il existe des solutions créatives. Par exemple, nous savons que pendant l'examen, on peut procéder avec de légères touches pour indiquer la direction souhaitée (une touche à gauche, deux touches à droite). Le toucher physique n'est possible que lorsque les deux partenaires de communication se sentent à l'aise.


 On peut donc aussi penser à des systèmes où l'instructeur ou l'examinateur tape des messages sur une tablette, qui sont ensuite affichés sur un autre support facilement visible pour le candidat. Il s'agit là d'une atteinte à la vie privée, moins invasive mais c’est « visuellement » plus contraignant.


En bref, le candidat sourd ou malentendant peut décrocher son permis de conduire mais ça représente un défi supplémentaire.

« Mais si les personnes sourdes et malentendantes ne sont pas nécessairement des conducteurs dangereux, pourquoi conseille-t-on aux autres conducteurs de ne pas conduire en écoutant de la musique bruyante ? Il s’agit de la même situation, non ? »


Les deux situations ne sont pas tout à fait comparables. Les personnes souffrant d’un problème auditif utilisent leurs autres sens plus efficacement pour compenser le handicap éventuel. D'autre part, la musique bruyante perturbe l'attention ; en d'autres termes, elle est source de distraction. Le handicap auditif n'a pas ce désavantage « cognitif ».


Mark Tant, PhD
Responsable du CARA, Institut Vias

CSSR


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