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Réflexion

aide à la conduite

1- Aide à la conduite.

2-Bon et moins bon côté.

3- Technologie avancée?

Security and safety training visuals

Assistance à la conduite

 

AIDE À LA CONDUITE ET CONDUITE AUTOMATISÉE :

Progrès technologique ou transfert de responsabilité?

La question mérite d’être posée avec rigueur. Les systèmes embarqués se multiplient depuis plus de dix ans : caméra de recul, détection d’angle mort, stationnement automatisé, freinage d’urgence autonome. Ont-ils un effet mesurable sur la sécurité routière?


La réponse brève est oui, en théorie. La réponse approfondie exige nuance.


I. LE STATUT JURIDIQUE : LE CONDUCTEUR DEMEURE RESPONSABLE

Le Code de la sécurité routière ne prévoit aucune dérogation liée à l’équipement du véhicule. L’article 371 C.s.r impose en tout temps au conducteur d’être maître de son véhicule et de conduire prudemment.


La présence d’une caméra de recul ne supprime pas l’obligation de vérifier les angles morts. La présence d’un freinage automatique ne supprime pas l’obligation d’anticiper. En cas de collision, la responsabilité civile et pénale vise le titulaire du permis, non le concepteur du système.

Autrement dit : la technologie assiste. Elle ne substitue pas. Elle n’exonère pas.


II. LE CONSTAT DE TERRAIN : L’ÉROSION DES COMPÉTENCES DE BASE

L’expérience en formation révèle un phénomène préoccupant : la dépendance précoce aux aides électroniques nuit à l’acquisition des compétences fondamentales.


1. La caméra de recul et l’angle mort
L’élève concentre son attention sur l’écran central. Il omet les vérifications latérales et arrière exigées par la méthode. Or, aucune caméra grand public ne couvre 360°. Un piéton, un cycliste ou un objet bas situé hors du champ reste invisible. L’argument « la caméra ne ment pas » est techniquement faux : elle omet.


2. Le stationnement automatisé
Le système exécute la manœuvre à partir de capteurs. L’élève n’intègre pas les repères spatiaux, les points de braquage, ni l’évaluation des distances. Si le système se désactive en raison de la neige, de la boue ou d’une défaillance, le conducteur se retrouve sans méthode de rechange. Une compétence non développée en apprentissage ne se matérialise pas en situation d’urgence.


3. Le freinage d’urgence autonome
Conçu comme filet de sécurité de dernier recours, il est parfois interprété comme un droit de réduire sa vigilance. Le Code exige pourtant d’adapter sa vitesse et de maintenir une distance sécuritaire en tout temps. S’en remettre au système pour compenser un manque d’anticipation constitue une conduite imprudente.


III. LE PARADOXE QUÉBÉCOIS : FORMATION EXIGEANTE, RÉSULTATS MITIGÉS

Le Québec impose l’un des processus d’obtention de permis les plus encadrés au monde. Malgré cela, le bilan routier demeure préoccupant. L’une des hypothèses est la suivante : nous formons des conducteurs pour réussir un examen, mais nous échouons à former des décideurs pour affronter l’imprévu.

Confier la vigilance à un système informatique revient à accepter une délégation de jugement. Or, aucun algorithme ne porte la responsabilité morale et légale d’une collision. Aucun tribunal n’accepte la défense « l’ordinateur n’a pas freiné ».


IV. LA RESPONSABILITÉ INDIVIDUELLE : UN PRINCIPE NON NÉGOCIABLE

Remettre une clé de véhicule à un adolescent équivaut à lui confier une responsabilité civile et pénale majeure. La question n’est pas de savoir si le véhicule freine seul. La question est de savoir si le conducteur comprend pourquoi il doit freiner lui-même.


Les technologies évoluent plus vite que la législation et plus vite que la maturité des utilisateurs. Cette asymétrie crée une illusion de sécurité. On observe sur la route une baisse de l’attention, une augmentation de la distraction et une confiance excessive dans des systèmes faillibles par conception.


Un capteur peut geler. Une caméra peut être obstruée. Un logiciel peut boguer. Le Code de la sécurité routière, lui, ne bogue jamais : il tient le conducteur responsable.


V. PISTES DE RÉFLEXION POUR REHAUSSER LES STANDARDS

Si nous acceptons que la technologie devienne omniprésente, nous devons accepter que la formation devienne plus exigeante, non l’inverse.

Propositions concrètes :

  1. Examen de conduite en mode dégradé : exiger la démonstration de manœuvres sans assistance électronique, même si le véhicule en est équipé.
  2. Module obligatoire « défaillance technologique » : enseigner la conduite sans caméra, sans capteurs, sans assistance.
  3. Responsabilisation des parents : rappeler que l’achat d’un véhicule suréquipé ne remplace pas l’encadrement. L’article 443 C.s.r prévoit que le propriétaire qui laisse conduire une personne inapte commet une infraction.

Conclusion
L’aide à la conduite est un progrès si elle s’ajoute à la compétence. Elle devient un danger si elle la remplace.
Le permis de conduire n’est pas un droit acquis avec l’achat d’une automobile. C’est un privilège conditionnel à la vigilance, au jugement et à la maîtrise.


La sécurité routière ne se programme pas. Elle se décide, à chaque seconde, par un être humain.


 Jn-Y Heppell CSSRJ Lanaudière

Gadgets de conduite : Avantages et inconvénients

 

  

Les aides à la conduite.

Conçues pour améliorer la sécurité et le confort, elles peuvent parfois devenir une source d’agacement. 


Loin de moi l’idée de déclarer ces gadgets comme inutiles tout au contraire, mais dans un article précédent je précisais qu’il fallait en faire bon usage et les considérer comme une aide et non comme une solution ultime et infaillible.


La responsabilité du conducteur sera et restera toujours la même!

Tous les conducteurs doivent bien comprendre qu’ils soient nouveaux ou expérimentés, que ces gadgets ne restent des gadgets.


Ils peuvent nous aider de différente façon, mais les réglages et les défaillances peuvent ne pas être exacts et peuvent survenir à tout moment.


Alors, la confiance absolue… Pas question!


Voici des exemples. 

- L’alerte de franchissement de ligne : Son réglage parfois trop sensible énerve les conducteurs expérimentés. 


- Le freinage automatique d’urgence : Bien qu’utile en cas de danger imminent, peut se déclencher de manière inattendue.


-Le limiteur de vitesse intelligent : Ses erreurs de lecture agacent les conducteurs. 


- L’assistant de maintien dans la voie : Ses interventions brusques, notamment dans les virages serrés, donnent l’impression de lutter contre la voiture.


- Le Stop and Start automatique : Il redémarre parfois avec un délai, agaçant dans les bouchons de circulation. Il use la batterie et le démarreur. 


- L’alerte d’angle mort : Elle peut devenir envahissante avec des signaux visuels ou sonores constants, surtout en ville où les changements de voie sont fréquents. 


- Le limitateur de vitesse adaptatif : Ses réactions lentes ou trop prudentes dans le trafic dense perturbent une conduite fluide. 


Ces technologies, bien que sécurisantes, souffrent souvent d’un manque de finesse dans leur calibration, rendant leur usage intrusif et nuisent au plaisir de conduire. 


Par ailleurs, elles alourdissent le poids embarqué des véhicules en raison des capteurs, caméras, radars et calculateurs nécessaires à leur fonctionnement, ce qui peut impacter la consommation de carburant. 


De plus, leur intégration accroît le coût de production, se répercutant sur le prix d’achat, souvent de plusieurs milliers de dollars, et leur maintenance ou réparation en cas de panne peut également engendrer des frais élevés. 


Mais encore, s’ils nuisent aux conducteurs expérimentés, imaginez pour les nouveaux conducteurs.


Pourquoi direz-vous?

Les nouveaux conducteurs, pensent que ces gadgets font des miracles dans la conduite automobile. Ils se fient trop sur eux et ils deviennent relativement dangereux sur la route.


Ils baissent leur garde!  Ils freinent à la dernière seconde, ne regardent que le miroir sans faire l’angle mort, ne se fient qu’à la caméra de recul, et j’en passe!


Déjà sans tous ces gadgets, ils regardent leurs parents, mais ne perçoivent qu’une partie de ce que leurs parents font :

Balayage visuel, anticipation, angles morts, les miroirs, et plus. Donc ils pensent faire les choses bien, mais ils sont bien loin de la réalité.


Donc en ajoutant ces gadgets supplémentaires…

Il devient encore plus difficile pour les moniteurs de conduite de leur arracher les yeux de tout ce nouvel équipement.


Plus est, les parents ne sont pas assez d’aide utile sur ce fait qu’eux aussi souvent, ne se servent que de ces gadgets et baissent leur garde.


Plus encore, les parents ne savent souvent pas expliquer comme il se doit les manœuvres ni les techniques d’exploration visuelle, par faute qu’ils le font de manière automatique sans même s’en rendre compte par la force de l’habitude.


Cet article a été écrit a l'aide d'un article rédigé par:

Franck S,

 ferrari-live.com 


Publier par: CSSR

Tech de l'avenir

  

 

Les dérives possibles des niveaux avancés d’autonomie

On parle beaucoup des voitures autonomes comme d’un progrès. Mais ?


Mais personne n’ose poser la vraie question qui dérange :
👉 Quand tout sera contrôlé par des algorithmes, qu’est-ce qui décidera qui doit vivre… et qui doit mourir ?
Parce qu’on y va droit.
Et très vite.


Aujourd’hui, les systèmes avancés ADAS utilisent déjà :

  • des lidars capables de cartographier un piéton en 3D,
  • des caméras infrarouges qui reconnaissent la taille, la posture, parfois l’âge probable d’un individu,
  • des modèles prédictifs qui anticipent les trajectoires des piétons ou cyclistes.

Demain ?


Les niveaux 4 et 5 disposeront d’un volume de données encore plus large :

  • âge biologique estimé,
  • mobilité réduite ou non,
  • nombre de passagers dans chaque véhicule,
  • probabilité de survie selon la vitesse, l’angle de choc et la morphologie,
  • valeur statistique de la vie humaine d’après des millions de cas précédents,
  • taux de protection de chaque véhicule impliqué.

Vous imaginez la scène ?
❗Vous êtes dans une voiture autonome.
À 50 mètres, un enfant traverse.
À gauche, un cycliste de 70 ans.
En face, un véhicule avec trois occupants.
Votre voiture analyse tout… et choisit.
Pas vous. Elle.


Sur la base d’un calcul froid, optimisé, sans émotion.
Une équation.


Elle peut conclure que :
sacrifier vous seul est statistiquement « préférable » à trois passagers en face ;


percuter la personne la plus « robuste » augmente les chances globales de survie ;


éviter l’enfant mais frapper le cycliste âgé minimise les dégâts globaux.


Et on parlera de « décision optimale ».
Et vous n’aurez aucune seconde pour reprendre la main.

La vraie question, c’est donc :


Qui programme ces arbitrages ?
Sur quels critères ?
Et au nom de quoi ?
On parle d’éthique.
Mais derrière l’éthique, il y a des lignes de code.


Et derrière ces lignes de code, il y a des choix qu’on n’assume pas encore.


C’est ça, la face "sombre" de l’autonomie avancée :
Un monde où l’on ne contrôle plus le volant…
ni la hiérarchie des vies que la machine jugera « optimales » à protéger.


Un post qui amène juste une réflexion.

A ce jour il y a 1.6 millards de véhicule dans le monde.

Votre avis ?


Le site Help You fait peau neuve -> https://www.helpyou.fr/

: 

Et CSSRJ Lanaudière:  gestioncssrj.com : cssr0994@gmail.com



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